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Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont appelé à un soutien massif au nucléaire civil lors d'un sommet à Paris, le présentant comme un levier crucial de souveraineté énergétique pour l'Europe face aux tensions mondiales. L'UE vise la commercialisation de SMR d'ici 2030.

Lors d’un sommet majeur organisé le 10 mars à Paris, Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen ont plaidé pour un soutien accru au nucléaire civil, le présentant comme un pilier essentiel de la souveraineté énergétique. La présidente de la Commission européenne a souligné que l’Europe avait commis une « erreur stratégique » en délaissant cette source d’énergie fiable, économique et peu émettrice de carbone.

Ce sommet, initié par la France, forte de ses 57 réacteurs nucléaires, a rassemblé une quarantaine de pays et organisations internationales. Des représentants des États-Unis, de la Chine et des pays du G7 étaient présents, témoignant de l’importance mondiale du secteur. Le contexte géopolitique actuel, marqué par les tensions au Moyen-Orient, renforce la nécessité pour les nations de réduire leur dépendance aux énergies fossiles importées, sujettes à la volatilité des marchés et aux risques d’approvisionnement.

Emmanuel Macron a exhorté les acteurs publics et privés à « mobiliser les investissements » en faveur du développement du nucléaire civil, qu’il qualifie de « véritable secteur d’avenir ». Il a spécifiquement appelé les banques et fonds d’investissement à s’engager davantage, notamment en capital-risque pour les projets plus audacieux, citant l’exemple du Royaume-Uni comme modèle à dépasser pour les Européens.

En parallèle de cette journée dédiée à l’atome, les ministres de l’énergie du G7 se sont réunis à Paris pour discuter de la flambée des cours du pétrole. Ce sommet s’inscrit dans la lignée de la déclaration de la COP28 à Dubaï, visant à tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050. L’Union européenne doit également dévoiler sa stratégie pour accélérer le développement des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) en Europe, avec l’objectif d’une première commercialisation autour de 2030, afin de ne pas être dépassée par la Chine et les États-Unis.

L’année 2026 marque également le 15e anniversaire de l’accident de Fukushima (Japon) en mars 2011 et le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en avril 1986, des événements qui continuent de façonner la perception et les normes de sécurité de l’industrie nucléaire.