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Les hésitations d'Emmanuel Macron face au raid américain au Venezuela contrastent avec la fermeté de Marine Le Pen, qui capitalise sur le thème de la souveraineté. Un avantage pour le RN.

Les récentes tergiversations d’Emmanuel Macron face au raid américain au Venezuela ont mis en lumière un contraste frappant avec la position de Marine Le Pen, un contraste qui semble profiter à cette dernière. La dirigeante du Rassemblement National, fidèle à son étiquette « souverainiste », a rapidement rappelé que « la souveraineté des États n’est jamais négociable » et demeure « inviolable et sacrée ».

Cette prise de position, en parfaite cohérence avec son ADN politique, a été d’autant plus remarquée qu’elle s’est distinguée de la réaction initiale du président français. Emmanuel Macron avait en effet, dans un premier temps, passé sous silence les conditions de l’opération menée par Donald Trump, avant de corriger le tir lors d’un Conseil des ministres. Cet effet de contraste a clairement joué en faveur de Marine Le Pen, tant sur la forme que sur le fond.

Le décalage est d’autant plus notable que le chef de l’État avait, lors de ses vœux du 31 décembre, mis en garde contre les ingérences étrangères. Il semble désormais, bien que dans un contexte différent, ne pas s’émouvoir de l’enlèvement d’un chef d’État, aussi peu recommandable soit-il. Cette situation offre à Marine Le Pen une opportunité de renforcer son image de garante de la souveraineté nationale et du droit international, des thèmes centraux de son programme.

Les amis de Marine Le Pen soulignent d’ailleurs que l’incohérence ou l’absence d’équilibre ne sont pas de son côté, renforçant ainsi la perception d’une position claire et constante face aux événements internationaux. Cette séquence vénézuélienne pourrait ainsi avoir des répercussions significatives sur la perception de la politique étrangère française et sur les dynamiques politiques internes.