
Les propriétaires de locations meublées font face à un durcissement de la fiscalité. Cette nouvelle donne, effective dès les revenus de 2025 (déclaration en 2026), oblige les bailleurs à revoir leur stratégie pour éviter un alourdissement de l’impôt. Longtemps considérée comme une niche fiscale avantageuse, la location meublée est désormais sous la loupe du gouvernement, qui souhaite rééquilibrer le marché locatif traditionnel.
Cette situation génère de nombreuses inquiétudes parmi les particuliers qui dépendent de cette activité pour compléter leurs revenus. Un avocat fiscaliste, Dimitri Delpech, confirme que ses clients s’interrogent activement sur les implications de cette réforme pour leurs finances.
Pour beaucoup, la solution réside dans le passage au régime réel d’imposition. Ce régime permet de déduire l’amortissement du bien, un levier fiscal puissant. Cependant, un point crucial est souvent négligé : l’amortissement imputable sera proportionnel au nombre de nuitées. Par exemple, si une propriété est louée seulement 90 jours par an, seul un quart de l’amortissement impactera le résultat fiscal.
Il est également essentiel de noter que l’option pour le régime des frais réels doit être formulée en début d’année par un message au centre des impôts. Une simple déclaration via le formulaire 2031 ne suffit pas. Pour les revenus de 2025, il est déjà trop tard pour opter pour ce régime, soulignant l’importance d’anticiper ces changements.
Face à ces évolutions, une étude approfondie de la législation et, si nécessaire, l’accompagnement par des experts juridiques et fiscaux deviennent indispensables pour naviguer dans ce nouveau paysage fiscal.








