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Le Liban est de nouveau plongé dans le conflit suite aux frappes israéliennes continues. Le Hezbollah affirme sa résistance face à l'agression, tandis que Macron appelle à la désescalade.

Le Liban est de nouveau entraîné dans un conflit régional, suite aux attaques israéliennes continues, jeudi 5 mars, pour le quatrième jour consécutif. Moins d’une semaine après l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le pays du Cèdre est la cible de frappes aériennes répétées. Des images de l’AFP montrent un panache de fumée s’élevant au-dessus de Beyrouth après une frappe sur le sud de la capitale, fief du Hezbollah, mouvement islamiste soutenu par l’Iran. L’armée israélienne a confirmé sur Telegram avoir ciblé des « infrastructures du Hezbollah à Beyrouth ».

Mercredi soir, les autorités libanaises ont annoncé trois morts supplémentaires suite à des frappes israéliennes ayant visé deux voitures sur l’autoroute menant à l’aéroport de Beyrouth. L’armée israélienne avait préalablement enjoint aux habitants du quartier visé de l’évacuer, les avertissant d’une attaque imminente contre des cibles prétendument liées au Hezbollah.

Le Hezbollah, quant à lui, a affirmé sa détermination à faire face à « l’agression israélo-américaine ». Son chef, Naïm Qassem, a déclaré dans un discours que le mouvement chiite ne se rendrait pas. Mercredi, le Hezbollah a revendiqué au moins 23 attaques contre Israël, incluant l’utilisation de drones contre les industries aérospatiales israéliennes dans le centre du pays, marquant une première par la distance de la cible. Le groupe a également affirmé avoir visé une base militaire du nord d’Israël avec un « missile de précision ».

Les affrontements directs avec les soldats israéliens ont également été rapportés pour la première fois par le Hezbollah dans le village de Khiam, à six kilomètres de la frontière. L’armée israélienne a indiqué avoir « mené une nouvelle vague de frappes et démantelé des infrastructures terroristes du Hezbollah dans tout le Liban », ciblant notamment des sites de lancement de roquettes et de missiles, ainsi qu’une installation de production de drones au sud du fleuve Litani. Une trêve de novembre 2024 stipulait que seuls les casques bleus de l’ONU et l’armée libanaise étaient autorisés à porter des armes au sud du fleuve. Malgré cela, Israël a maintenu une présence militaire et mené des frappes, arguant du refus du Hezbollah de désarmer. Le président français, Emmanuel Macron, a demandé à ses homologues américain et israélien de « préserver l’intégrité territoriale du Liban et à s’abstenir d’une offensive terrestre ».