
Lors de la célébration de l’Épiphanie à Rome, le pape américain Léon XIV a vivement critiqué les « délires de toute-puissance » qui conduisent à vouloir transformer le monde par la force. Bien qu’il n’ait pas explicitement nommé les États-Unis, son homélie faisait une allusion directe à l’intervention militaire américaine au Venezuela, ayant mené à la capture et au procès du président Nicolás Maduro à New York.
Le souverain pontife s’est exprimé avec conviction sur la visite des mages à Bethléem, soulignant que l’humanité est transformée par l’amour de Dieu et non par des ambitions de pouvoir. Il a rappelé que le Jubilé invite à un nouveau départ et que Dieu « ne fait pas de bruit », et que les « germes de son Royaume » doivent être protégés de la violence.
Léon XIV a insisté sur l’importance d’« aimer la paix, rechercher la paix » pour préserver ce qui est fragile, à l’image d’un enfant. Il a également dénoncé une « économie faussée » qui capitalise sur les aspirations humaines, interrogeant la capacité du Jubilé à nous éloigner de cette logique de consommation.
L’Enfant adoré par les Mages est un « bien sans prix et sans mesure », a-t-il affirmé, représentant l’« Épiphanie de la gratuité ». Le pape a conclu en soulignant que Dieu surprend toujours et que sa fidélité nous accompagnera si nous « résistons ensemble aux flatteries des puissants », pour devenir ainsi « la génération de l’aurore ».
Cette homélie précède un discours géopolitique très attendu que Léon XIV prononcera devant le corps diplomatique, réunissant 184 pays au Saint-Siège. Ce sera sa première cérémonie de vœux annuels, une occasion où le nouveau chef de l’Église catholique devrait aborder plus en profondeur les questions internationales.






