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Laurent Vallet, président de l'INA, a démissionné après une affaire de cocaïne. Suspendu début août, il doit suivre une injonction thérapeutique. Agnès Chauveau assure l'intérim. [1]

Laurent Vallet, président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) depuis 2015, a annoncé sa démission ce vendredi 29 août. Cette décision fait suite à sa suspension début août, après qu’il a été interpellé en lien avec l’achat de cocaïne. Il a justifié son départ par la nécessité de suivre une « injonction thérapeutique » qui lui sera ordonnée par la justice.

Âgé de 55 ans, M. Vallet avait été arrêté à Paris le 29 juillet après s’être fait livrer de la cocaïne à son domicile. Rachida Dati, ministre de la Culture, avait alors demandé sa suspension immédiate pour « la sérénité de l’institution ». Dans un message interne adressé aux 900 membres du personnel de l’INA, M. Vallet a exprimé ses « excuses très sincères pour cette fin trop brutale », dont il a déclaré être « seul responsable ».

La démission de Laurent Vallet intervient alors qu’il venait d’être reconduit en mai pour un troisième mandat de cinq ans, sur proposition de la ministre de la Culture elle-même. Rachida Dati a néanmoins salué « la réussite de Laurent Vallet et le professionnalisme des équipes de l’INA » dans la transformation de l’établissement.

L’affaire a débuté par la filature d’un adolescent de 17 ans, qui a conduit les policiers jusqu’à M. Vallet. Ce dernier a reconnu avoir acheté pour 600 euros de cocaïne et a remis la drogue aux forces de l’ordre. Le procureur de la République le convoquera pour une « injonction thérapeutique », une mesure alternative aux poursuites pénales pour une première infraction de consommation de drogues, afin qu’il puisse se consacrer pleinement à cette mesure pour les six prochains mois. En France, la cocaïne se vend autour de 60 euros le gramme. Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), 1,1 million d’adultes ont consommé de la cocaïne au moins une fois en 2023.

En attendant la nomination d’un nouveau président, la présidence par intérim de l’INA sera assurée par Agnès Chauveau, directrice générale de l’institution.