
Jérusalem est le théâtre d’une nouvelle escalade des tensions autour de l’Esplanade des Mosquées, un site sacré pour les trois religions monothéistes. La police israélienne a récemment permis aux fidèles juifs de s’y rendre avec des feuillets de prière, une décision qui rompt avec le statu quo établi depuis 1967.
Depuis la guerre des Six-Jours et la conquête de Jérusalem-Est par Israël, un arrangement strict régule l’accès à l’Esplanade : seuls les musulmans sont autorisés à y prier, tandis que les membres des autres religions peuvent la visiter. Cette modification, bien que paraissant minime, est perçue comme une grave violation de ce statu quo par les responsables islamiques.
Le Dr Abu Sway, vice-président du Waqf islamique, l’organe qui administre le complexe, a exprimé sa vive inquiétude, dénonçant une série de mesures visant à « légitimer l’occupation et à remettre en cause le statu quo religieux, historique et juridique ». Cette situation intervient à l’approche du Ramadan, période déjà sensible.
Historiquement, l’Esplanade des Mosquées, également connue sous le nom de Mont du Temple pour les juifs, est un point de convergence de fortes sensibilités religieuses et politiques. Le maintien du statu quo a toujours été un élément crucial pour éviter l’embrasement dans une région déjà volatile.
Les récentes actions, notamment l’autorisation de prières juives et des cours de Torah sur le site, sont considérées comme une érosion progressive du statu quo, suscitant l’indignation et la crainte de nouvelles provocations. Ces développements sont attentivement suivis par la communauté internationale, qui redoute une déstabilisation encore plus grande à Jérusalem.







