Donald-Trump-perplexed-Iran
Donald Trump s'interroge sur la non-capitulation de l'Iran face à la pression militaire américaine, malgré les pourparlers indirects et les menaces. Téhéran cherche un accord rapide avec levée des sanctions.

Le président américain Donald Trump, par la voix de son émissaire Steve Witkoff, s’est dit « étonné » que l’Iran n’ait pas « capitulé » face au déploiement militaire américain. Cette pression vise à contraindre Téhéran à accepter un accord concernant son programme nucléaire. Des pourparlers indirects ont eu lieu près de Genève, sous médiation omanaise, tandis que Washington a dépêché deux porte-avions dans la région.

M. Witkoff a exprimé l’interrogation de Donald Trump face à la résistance iranienne, malgré les menaces de lourdes conséquences en cas d’échec des discussions. L’émissaire a souligné la surprise du président : « Pourquoi, sous cette pression, avec la puissance maritime et navale déployée là-bas, ne sont-ils pas venus vers nous en disant : “Nous affirmons ne pas vouloir l’arme [nucléaire], alors voici ce que nous sommes prêts à faire” ? » Il a reconnu la difficulté à amener l’Iran à ce stade.

Parallèlement, Steve Witkoff a confirmé avoir rencontré Reza Pahlavi, fils du Chah déchu, installé aux États-Unis. Reza Pahlavi s’est dit prêt à conduire l’Iran vers un « avenir démocratique et laïque », une déclaration qui fait écho aux propos de Donald Trump sur un possible « changement de régime » en Iran.

Du côté iranien, le ministre des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a affirmé souhaiter un « accord rapide » et mutuellement bénéfique. Cependant, des divergences subsistent, notamment sur la levée des sanctions économiques qui asphyxient l’économie iranienne, provoquant une hyperinflation et une dépréciation du rial. L’Iran cherche la reconnaissance de son droit à un « enrichissement nucléaire pacifique », tandis que les puissances occidentales s’inquiètent de son enrichissement d’uranium à 60 %, un seuil proche de celui requis pour un usage militaire. Des négociations sont en cours pour trouver un terrain d’entente, avec la possibilité d’un accord provisoire.