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La situation en Iran est « totalement sous contrôle » après les récentes violences, selon Téhéran. La Chine appelle à la paix tandis que l'opposition en exil s'organise.

La situation en Iran est « totalement sous contrôle » après une recrudescence des violences liées aux manifestations ce week-end, a annoncé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi. Cependant, l’Iran « ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparé pour la guerre », a-t-il également déclaré. Ces propos interviennent après que Donald Trump a menacé d’intervenir militairement pour secourir les manifestants. Parallèlement, la Chine a appelé à la « paix » et s’est opposée à toute « ingérence » étrangère dans les affaires iraniennes.

La coupure d’internet imposée le 8 janvier en Iran dure depuis plus de 84 heures, selon l’ONG Netblocks, bien que le ministre des Affaires étrangères ait assuré que le service serait rétabli. En Allemagne, Friedrich Merz a fermement condamné la violence de Téhéran contre son propre peuple, la qualifiant de « signe de faiblesse ». Le pape Léon XIV a lancé un appel au dialogue et à la paix en Iran et en Syrie, exprimant ses prières pour les victimes.

Le fils de l’ancien chah d’Iran, Reza Pahlavi, figure de l’opposition en exil, s’est imposé comme l’un des visages de la contestation. Il a exhorté les forces de sécurité à « rejoindre le peuple » et a invité les Iraniens à occuper l’espace public « munis de drapeaux, d’images et de symboles nationaux ». Pahlavi a également assuré à Donald Trump qu’après la chute du régime, l’Iran serait le « meilleur allié pour la paix et la prospérité ». À Washington, la diaspora iranienne a manifesté pour réclamer le retour du Shah, brandissant le drapeau de l’ancienne monarchie.

Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 192 manifestants ont été tués et plus de 2600 arrêtés. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que l’Iran riposterait à toute frappe américaine en ciblant des sites militaires et le transport maritime des États-Unis. Le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs de la résistance », tandis que le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer à une « marche de résistance » pour dénoncer les violences attribuées à des « criminels terroristes urbains ».