
La répression des manifestations en Iran a entraîné la mort de plus de 2 500 personnes, incluant 2 403 manifestants et neuf civils n’ayant pas pris part aux rassemblements, selon le dernier bilan de l’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA). Ce rapport fait également état de 147 membres des forces de sécurité et de soutiens du gouvernement tués dans le cadre de ces troubles qui secouent le pays. La situation des droits humains est de plus en plus préoccupante, avec des arrestations massives et des craintes d’exécutions.
Depuis le 8 janvier, l’Iran est confronté à une coupure quasi totale d’Internet, une mesure dénoncée par des organisations comme NetBlocks qui surveillent la censure en ligne. Cette coupure, qui dure depuis plus de cinq jours et demi, complique la circulation de l’information tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Pour contourner cette censure, certains Iraniens se tournent vers le service de connexion par satellite Starlink, développé par Elon Musk, malgré les interdictions officielles.
Le département d’État américain a exprimé son inquiétude concernant une potentielle première exécution de manifestant prévue pour ce mercredi, citant le cas d’Erfan Soltani, 26 ans. Amnesty International a fermement appelé l’Iran à suspendre toutes les exécutions. Cette menace de peine capitale intervient alors que le parquet iranien a déclaré que certains manifestants arrêtés seraient poursuivis pour « moharebeh » (guerre contre Dieu), un chef d’accusation passible de la peine de mort.
La communauté internationale a réagi avec fermeté. Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, le Danemark et le Royaume-Uni, ont convoqué les ambassadeurs iraniens pour dénoncer la violence de la répression et les violations des droits humains. Le président américain, Donald Trump, a encouragé les manifestants à « CONTINUER À MANIFESTER » et a promis une action « très forte » des États-Unis en cas d’exécutions.
En parallèle, la mission iranienne à l’ONU a accusé Washington de chercher un « prétexte à une intervention militaire », rejetant les accusations et les ingérences extérieures. Les tensions diplomatiques s’intensifient autour de la situation en Iran, alors que le fils de l’ancien chah, Reza Pahlavi, a de nouveau appelé l’armée iranienne à rejoindre le mouvement de protestation pour « protéger les vies de nos compatriotes ».






