
Depuis fin décembre, l’Iran est le théâtre d’une vague de manifestations dont la répression s’intensifie. L’ONG Iran Human Rights (IHR) rapporte qu’au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués. Des centaines de personnes ont également été blessées et plus de 2 000 arrêtées, selon Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l’IHR. Mercredi a été la journée la plus meurtrière, avec 13 décès signalés par l’ONG.
La communauté internationale exprime sa vive inquiétude. Donald Trump a menacé de « frapper très fort » l’Iran si la répression des manifestants venait à s’aggraver. Le président américain a souligné que son avertissement était clair : « s’ils commençaient à tuer des gens, ce qu’ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes, nous les frapperons très fort ».
En parallèle, l’Allemagne a dénoncé un « usage excessif de la force » de la part des autorités iraniennes « contre des manifestants pacifiques ». Johann Wadephul, chef de la diplomatie allemande, a rappelé sur X que l’expression pacifique des opinions est un « droit » fondamental. Il a exhorté Téhéran à respecter ses obligations internationales.
Malgré les appels à la retenue de la part du président iranien, Massoud Pezeshkian, les affrontements se poursuivent. Pezeshkian, dont le pouvoir est limité face au guide suprême Ali Khamenei, a appelé au « dialogue » et à « l’écoute des revendications du peuple », tout en insistant sur la nécessité d’éviter « tout comportement violent ou coercitif ».
Les rassemblements ont touché au moins une cinquantaine de villes, principalement dans l’ouest du pays, et se sont étendus à 25 des 31 provinces, témoignant de l’ampleur du mouvement de contestation. La police continue de disperser les manifestants avec des gaz lacrymogènes et des tirs, aggravant le bilan humain.








