
Le régime iranien, bien que semblant avoir traversé le pire de ses crises, reste profondément fragilisé. La perspective d’une intervention militaire de Donald Trump n’est pas exclue, en réponse aux massacres de manifestants. Le sort des mollahs est ainsi des plus incertains. Parallèlement, l’Alliance atlantique traverse une période de turbulence majeure, alimentée par les déclarations de Donald Trump concernant l’OTAN, ses ambitions de prix Nobel de la paix, ses relations avec Vladimir Poutine, ses positions sur le Groenland et son obsession des droits de douane. Dans ce contexte international tendu, il devient impératif pour les alliés de l’OTAN de trouver un objectif commun pour renforcer leur cohésion.
Une action concertée contre la dictature théocratique et militaire iranienne pourrait constituer cet objectif. Le soutien de Téhéran est en effet crucial pour des groupes tels que le Hamas, le Hezbollah, les Houthis et les milices chiites irakiennes, qui seraient privés de financements vitaux sans lui. Les représailles d’Israël suite à l’attaque du 7 octobre 2023 ont certes modifié l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, mais la menace terroriste iranienne persistera tant que la République islamique existera. Renverser ce régime apparaît donc comme la solution la plus rapide et efficace pour mettre fin à cette menace, qui pèse sur l’Occident depuis plus de cinquante ans.
Le soutien iranien au terrorisme international représente une menace directe pour l’Europe, le Moyen-Orient et les États-Unis. Téhéran a orchestré pendant des années des campagnes d’assassinats de dissidents iraniens, de ressortissants israéliens et d’autres individus sur le sol européen, souvent déjouées par les forces de l’ordre. Les États-Unis n’échappent pas non plus à cette menace. L’Iran est connu pour utiliser des groupes criminels organisés pour mener des attaques en Europe, ciblant des intérêts israéliens et juifs, ainsi que des dissidents iraniens.
Cependant, l’Europe et Israël sont davantage exposés à la menace nucléaire iranienne que les États-Unis. Si l’Iran se dotait de l’arme nucléaire, sa capacité de frappe serait initialement limitée par sa portée balistique. Actuellement, l’Iran ne possède que des missiles à moyenne portée, comme le Shahab-3, avec une portée estimée à 2 000 km, mettant certaines parties de l’Europe à portée, mais pas le territoire américain.






