
Après des années 2022 et 2023 difficiles, le marché immobilier connaît un net regain d’activité depuis le début de l’année. Les acheteurs reprennent leurs projets et les transactions immobilières aboutissent plus facilement. Cette dynamique est portée par plusieurs facteurs favorables.
L’accès au crédit immobilier s’est nettement amélioré, avec des taux d’intérêt restant accessibles. L’observatoire Crédit Logement CSA de janvier 2026 rapporte un taux moyen de 3,20 % sur vingt ans. Audrey Marigliano, directrice des opérations chez Zenith GS, souligne que, bien que ces taux ne soient pas aussi bas que par le passé, ils sont « tout à fait acceptables » pour concrétiser des projets immobiliers.
En outre, l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) aux maisons individuelles en avril 2025, en complément des appartements, a joué un rôle crucial. Cette mesure a permis de solvabiliser de nombreux ménages modestes, notamment les primo-accédants, leur facilitant l’accès à la propriété.
La baisse des prix des biens dans plusieurs villes, observée ces dernières années, a également stimulé le marché. Grégory Beurrier, dirigeant d’Expertimo, affirme que ces rabais ont pu atteindre « 25 % par endroits », relançant ainsi l’intérêt des acquéreurs. La stabilité politique nationale et le vote du budget ont aussi contribué à réduire l’incertitude des ménages, les encourageant à reprendre leurs projets, comme l’explique Eric Allouche du réseau ERA.
Conséquence directe de ces évolutions, le nombre de transactions a progressé. Les notaires estiment ce chiffre à 945 000 transactions sur les douze derniers mois, une nette amélioration par rapport aux 750 000 de 2024. Bien que ce volume soit inférieur au pic de 1,2 million de transactions de 2021, Loïc Cantin, président de la FNAIM, estime que le marché se stabilise et « revient à un marché normal », où les acheteurs conservent un certain avantage.






