
Un conflit prolongé au Moyen-Orient, s’étendant au-delà de « six mois », aura des répercussions significatives sur les économies mondiales, a averti Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies. Interrogé par la chaîne chinoise CGTN, il a souligné que la durée du conflit était le facteur déterminant de l’ampleur de ces impacts. Selon lui, si la guerre s’inscrit dans la durée, « toutes les économies du monde en souffriront ».
Le PDG a mis en lumière l’importance stratégique du détroit d’Ormuz, par où transite une part considérable (20%) du pétrole et du gaz mondiaux. Un blocage de ce corridor maritime crucial empêcherait la sortie d’environ « 10 millions de barils de pétrole par jour du Golfe arabo-persique ». Bien que les économies puissent initialement compter sur leurs stocks pétroliers pour « amortir ce choc » si le conflit ne dure que « trois ou quatre mois », une période plus longue entraînerait des conséquences bien plus graves.
Patrick Pouyanné a exprimé l’espoir de trouver « rapidement des solutions pour cette guerre », rappelant que le conflit au Moyen-Orient a déjà contraint TotalEnergies à suspendre une partie de sa production, l’équivalent de 15% de sa production mondiale de gaz et de pétrole, dans plusieurs États du Golfe. Cette situation souligne la fragilité des marchés énergétiques et l’urgence d’une résolution pacifique pour éviter une crise économique généralisée.








