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Les Gardiens de la Révolution iraniens menacent Israël et les États-Unis d'une intensification du conflit. Les marchés mondiaux s'inquiètent, tandis que les frappes aériennes et les incursions terrestres se multiplient au Moyen-Orient.

La guerre au Moyen-Orient s’intensifie au quatrième jour du conflit déclenché par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont averti que « les portes de l’enfer s’ouvriront de plus en plus » pour les États-Unis et Israël, promettant des « attaques punitives en continu ». Cette déclaration fait suite à une série d’événements majeurs, dont une attaque de drones sur l’ambassade américaine à Riyad et la poursuite des bombardements israéliens sur l’Iran et le Liban.

Les conséquences de ce conflit se font sentir sur plusieurs fronts. Les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge, et le prix du pétrole a grimpé de 5% en raison des craintes d’une inflation généralisée et des perturbations dans l’approvisionnement. Le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce mondial, est affecté, bloquant une cinquantaine de navires français.

Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes contre la présidence iranienne et le Conseil de sécurité à Téhéran. Des incursions terrestres ont également été signalées dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah a revendiqué des raids aériens contre une base israélienne. L’Iran a, de son côté, affirmé avoir attaqué Israël et une base américaine au Qatar. Ces actions ont provoqué de fortes explosions à Téhéran, Doha et Manama.

La communauté internationale est en alerte. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé des « dégâts » sur le site d’enrichissement d’uranium de Natanz en Iran. L’agence de l’UE pour l’asile a alerté sur le risque d’un « flux de réfugiés » sans précédent en provenance d’Iran. Les États-Unis ont ordonné le départ de leur personnel diplomatique « non-urgent » d’Irak, de Jordanie et de Bahreïn, et appellent leurs ressortissants à quitter le Moyen-Orient. La France se prépare à rapatrier ses ressortissants les plus vulnérables et prévoit d’envoyer des systèmes antimissiles à Chypre.

Face à cette escalade, les appels à la désescalade se multiplient. La Chine a exhorté toutes les parties à cesser les opérations militaires et à préserver la sécurité dans le détroit d’Ormuz. Le président libanais a, quant à lui, demandé aux représentants du Quintet de faire pression sur Israël pour qu’il cesse ses agressions contre le Liban. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a cependant assuré que le conflit ne serait pas une « guerre sans fin », mais une « action rapide et décisive ».