
La guerre au Moyen-Orient continue de secouer les marchés financiers, entraînant une chute significative des métaux précieux. L’or a ainsi perdu plus de 4 % de sa valeur, s’établissant à 5 113,98 dollars l’once. L’argent a subi un repli encore plus marqué, avec une baisse de plus de 12 %, pour atteindre 80,3974 dollars l’once. Cette désaffection des investisseurs s’explique par une réorientation stratégique vers des valeurs jugées plus sûres, comme le dollar et les actifs énergétiques, dont les prix flambent en raison du conflit.
Selon Kathleen Brooks, analyste chez XTB, les investisseurs procèdent à des ventes massives, y compris sur des actifs traditionnellement considérés comme des valeurs refuges tels que l’or, pour privilégier le dollar et l’énergie. Elle constate que « l’or et l’argent sont traités comme des actions et subissent la même vague de ventes ». Cette situation est exacerbée par les craintes inflationnistes aux États-Unis, liées à la guerre, ce qui pousse le marché à revoir à la baisse ses anticipations de baisse des taux d’intérêt américains. Ce facteur dope le billet vert et pèse sur les cours de l’or, comme l’explique Thu Lan Nguyen de Commerzbank.
Les devises européennes sont également fortement impactées par cette conjoncture. L’euro et la livre sterling ont glissé face au dollar, reflétant les inquiétudes concernant l’impact d’un nouveau choc énergétique sur les économies du continent. La livre britannique a ainsi chuté de 0,85 % face au dollar, tandis que l’euro a reculé de 0,80 %. Même le franc suisse, habituellement perçu comme une valeur refuge, a enregistré une baisse de 0,94 %. Lee Hardman de MUFG souligne que les devises européennes sont « celles qui se sont le plus dépréciées face au dollar » depuis le début du conflit, illustrant la nervosité des marchés face aux implications économiques de la crise actuelle.






