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Cinq membres des Gardiens de la Révolution ont été tués lors de frappes américano-israéliennes en Iran, alors que les États-Unis sauvaient un second pilote. La tension monte au Moyen-Orient avec des attaques au Liban, aux Émirats et au Koweït.

La tension reste vive au Moyen-Orient. Ce dimanche, une opération de sauvetage américaine a permis de récupérer un second pilote américain dont l’avion s’était écrasé en Iran. Donald Trump a confirmé le succès de cette mission, qualifiant le militaire de « sain et sauf », malgré des blessures. Cette intervention audacieuse a cependant eu des conséquences tragiques côté iranien, avec la mort de cinq membres des Gardiens de la Révolution lors de frappes américano-israéliennes dans le nord-ouest du pays.

L’opération, décrite par Donald Trump comme l’une des « plus audacieuses de l’histoire des États-Unis », a mobilisé des dizaines d’appareils et des centaines de membres des forces spéciales. Le navigateur officier systèmes d’armes (NOSA) du F-15E abattu a été transporté au Koweït pour recevoir des soins. Selon l’Iran, plusieurs appareils américains, dont un C-130 et deux hélicoptères Black Hawk, auraient été abattus ou détruits durant cette mission.

Parallèlement à ces événements, l’Iran est confronté à la plus longue interruption d’Internet jamais enregistrée, selon l’ONG Netblocks, atteignant son 37e jour consécutif. Sur le plan régional, le Liban accuse Israël de vouloir transformer le sud du pays en un nouveau Gaza, appelant à des négociations pour éviter une escalade. Le Hezbollah a d’ailleurs revendiqué le lancement d’un missile de croisière vers un navire israélien.

Les attaques se sont également étendues aux Émirats arabes unis et au Koweït, où des infrastructures pétrochimiques et électriques ont été visées par des drones et missiles iraniens. Ces incidents surviennent après un ultimatum de Donald Trump, exigeant que l’Iran conclue un accord ou rouvre le détroit stratégique d’Ormuz sous 48 heures, menaçant de « déchaîner les enfers » en cas de non-respect. L’Égypte et d’autres pays tentent de jouer un rôle d’intermédiaire pour désamorcer la crise régionale.