
Face aux attaques iraniennes récentes, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont affirmé leur détermination à prendre des «actions défensives nécessaires et proportionnées». Cette position conjointe fait suite aux tirs de missiles et de drones iraniens qui ont ciblé des bases militaires françaises et britanniques à Abou Dabi et Chypre ce week-end. Les dirigeants des trois nations européennes ont souligné leur volonté de protéger leurs intérêts et ceux de leurs alliés dans la région, n’excluant pas d’empêcher la République islamique de lancer de futurs projectiles.
La base navale française «Camp de la Paix» aux Émirats arabes unis a été touchée par deux drones iraniens, occasionnant des dégâts matériels limités, selon le président Emmanuel Macron. Un drone iranien a également frappé la base aérienne britannique d’Akrotiri à Chypre. Ces incidents ont conduit les chefs d’État à condamner les «attaques inconsidérées» de l’Iran, les qualifiant de menace pour le personnel militaire et les civils. Ils ont convenu de collaborer avec les États-Unis et d’autres alliés régionaux pour faire face à cette escalade.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a par ailleurs autorisé les États-Unis à utiliser les bases militaires britanniques pour des frappes défensives sur les sites de missiles iraniens. Cette décision a été prise en réponse à une demande de Washington, dans un but «défensif spécifique et limité» visant à empêcher l’Iran de tirer des missiles dans la région. Des avions de chasse britanniques ont déjà intercepté des attaques iraniennes, mais Starmer a insisté sur la nécessité de «détruire les missiles à la source» pour stopper la menace. La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne se tiennent donc prêtes à défendre leurs intérêts et leurs alliés face à l’agression iranienne, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient.






