
Dans le silence de la nuit, un collectif anonyme mène une « guerre des murs » en réponse aux tags de l’ultragauche. Ces militants recouvrent les slogans contestataires de bleu-blanc-rouge et d’autocollants « Free France », faisant écho au mouvement « Free Gaza ». Leur objectif est clair : reconquérir l’espace public, défendre les valeurs de laïcité et de liberté, et affirmer une identité française face à ce qu’ils perçoivent comme des atteintes à la nation.
L’opération se déroule de manière clandestine, chaque membre utilisant un pseudo pour échanger messages et positions. Des noms comme Pravda, PommeZ, Frida Culot, Rosa Pétard ou Chocolatine circulent parmi les participants. La Goulue et Yawp sont souvent les premiers sur les lieux, capuches relevées et bonnets enfoncés, dissimulant leur identité tout en bravant le froid hivernal. Le reste du groupe les rejoint rapidement, et sans perdre de temps, ils déballent le matériel nécessaire à cette action nocturne.
Le top départ donné, les gestes sont vifs et efficaces. Chacun connaît sa position et sa tâche, les lieux ayant été repérés en amont pour identifier les murs, les angles morts et les caméras de surveillance. Le timing est serré, et la discrétion est de mise. L’anonymat est une composante essentielle de leur action, permettant à ces « combattants » de lutter contre ce qu’ils appellent l’« obscurantisme » et l’« anti-France » de l’extrême gauche, comme le souligne un commentaire en ligne. Cette initiative montre une polarisation croissante dans l’espace public, où les murs deviennent le théâtre d’une bataille idéologique et symbolique.







