
Dans une chronique intitulée « US, phoque you ! », Bertrand de Saint Vincent du Figaro explore la nouvelle position de l’Europe face aux appétits américains sur le Groenland. La narration, empreinte d’une ironie mordante, décrit une mission fictive au Groenland où l’auteur, vêtu en Inuit pour passer inaperçu, se prépare à une confrontation inattendue. L’opération, nommée « Artic Endurance », souligne la gravité de la situation et la peur du froid, mais aussi la crainte d’une annexion par les États-Unis de Donald Trump.
Le Groenland est devenu un point de tension géopolitique majeur. Alors que les Américains étaient autrefois accueillis, la perspective d’une mainmise trumpiste suscite désormais une ferme opposition. Le sentiment d’un « moment Groenland » s’installe en Europe, où les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, sont de moins en moins perçus comme un allié fiable, voire comme une menace potentielle. Un sondage récent révèle une hostilité croissante des Européens envers l’administration Trump, particulièrement en raison de ses positions sur le Groenland.
Des manifestations ont déjà eu lieu au Danemark et à Nuuk, capitale du Groenland, où des milliers de personnes ont protesté contre toute annexion américaine, scandant « Hands off Greenland ! ». La population groenlandaise rejette massivement l’idée d’une intégration aux États-Unis, craignant pour leurs droits et leur culture, et demandant plus d’autonomie vis-à-vis du Danemark.
Cette escalade de tensions met en lumière les préoccupations européennes concernant les ambitions de Donald Trump. L’hypothèse d’une intervention militaire américaine au Groenland, même si elle n’est qu’évoquée, place l’Alliance atlantique sous une pression inédite. Les dirigeants européens cherchent à limiter les dégâts face à ce qu’ils considèrent comme une menace pour la stabilité régionale et la souveraineté des nations.







