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La grève des médecins libéraux s'intensifie, avec des fermetures de blocs opératoires. Les syndicats rejettent les propositions de la ministre et réclament une rencontre avec le Premier ministre. Ils dénoncent des politiques jugées insuffisantes et des atteintes à leur liberté.

La mobilisation des médecins libéraux en grève s’intensifie. Après une manifestation à Paris, le mouvement se durcit avec la fermeture de nombreux blocs opératoires de cliniques privées en début de semaine. L’intersyndicale a rejeté la proposition de la ministre de la Santé de se rencontrer en marge de cette action, estimant qu’elle ne changerait pas le cours des lois votées ou en attente de vote. Les syndicats souhaitent convaincre les parlementaires, les ministres et les patients de la nécessité de réformer le système de soins.

L’ensemble des syndicats représentatifs a appelé à la grève du 5 au 15 janvier. Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), réclame un rendez-vous avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, compte tenu de la « mobilisation historique » de la profession. Cette situation pèse lourdement sur les services d’urgence, déjà mis à rude épreuve par l’épidémie de grippe et les récentes conditions météorologiques.

Les médecins dénoncent plusieurs politiques jugées « piétinantes », notamment un budget de la Sécurité sociale 2026 insuffisant, la limitation des prescriptions d’arrêt de travail et des mesures contournant les négociations conventionnelles avec l’Assurance-maladie. La ministre de la Santé a exprimé sa volonté de « recréer de la confiance » sans préciser les points de négociation, promettant simplement d’ouvrir des « travaux pour reprendre et renforcer les discussions conventionnelles ».

L’activité des généralistes libéraux a baissé de 19 % et celle des spécialistes de 12 %. Après la manifestation, environ 2 000 médecins de bloc opératoire prévoient un « exil symbolique » à Bruxelles. Bien que les syndicats aient obtenu l’abandon de certaines mesures initiales, le texte final du budget de la Sécurité sociale permet toujours à l’Assurance-maladie de fixer unilatéralement les tarifs des actes médicaux. Les praticiens s’opposent également à la possibilité d’imposer des objectifs de réduction des prescriptions et redoutent des entraves à leur liberté d’installation.