Grenoble-city-hall
À 76 ans, Alain Carignon, ancien maire RPR, se présente aux municipales de Grenoble en 2026 pour mettre fin aux mandats d'Éric Piolle, malgré son passé judiciaire.

Alain Carignon, ancien maire RPR de Grenoble (1983-1995), se relance dans la course aux municipales de 2026. À 76 ans, il incarne l’alternance face aux deux mandats de l’écologiste Éric Piolle. Son quartier général, situé en plein centre-ville, se veut un « lieu de vie » où les Grenoblois peuvent échanger et discuter, comme un café de quartier, agrémenté d’affiches électorales et de slogans. Malgré une condamnation en 1996 pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoin, l’ancien ministre des gouvernements Chirac et Balladur ambitionne de diriger à nouveau cette ville de 156 000 habitants.

Carignon admet que sa candidature à l’âge de la retraite peut sembler « irrationnelle », mais affirme conserver la même détermination. Sa volonté est de mettre fin à ce qu’il appelle « les années Piolle », caractérisées selon lui par une « descente aux enfers de la drogue et de l’insécurité », une désindustrialisation progressive, une chute des prix de l’immobilier et une hausse significative de la taxe foncière. Il souhaite proposer une nouvelle vision pour Grenoble, axée sur la reprise en main de la sécurité et le dynamisme économique.

L’annonce de sa candidature suscite des réactions mitigées. Certains électeurs de droite expriment leur déception quant à l’absence de nouvelles têtes, craignant que cette candidature n’assure la victoire de la gauche. D’autres appellent à la « pudeur », suggérant qu’il profite de sa retraite plutôt que de briguer un nouveau mandat, estimant que son passé judiciaire et son âge pourraient desservir la droite dans une ville qui pourrait pourtant basculer. Ces critiques soulignent le défi que représente cette candidature pour Alain Carignon et pour l’équilibre politique de Grenoble en 2026.