Gaza-peace-council
Israël conteste la composition du Conseil de paix pour Gaza, une initiative de Donald Trump, estimant que celle-ci n'a pas été coordonnée et va à l'encontre de sa politique. Le Jihad islamique critique également ce conseil.

Israël a exprimé son désaccord concernant la composition du comité directeur du Conseil de paix pour Gaza, un organe dont la création a été annoncée par l’Égypte, le Qatar et la Turquie. Ce conseil s’inscrit dans le cadre du plan de paix proposé par Donald Trump pour la région. Le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré que la composition du comité n’avait pas été coordonnée avec Israël et était contraire à sa politique. Nétanyahou a demandé à son ministre des Affaires étrangères de contacter le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, à ce sujet.

Le Conseil de paix aura pour mission de superviser la deuxième phase du plan Trump, qui vise à mettre fin au conflit à Gaza après trois mois d’un cessez-le-feu fragile. Donald Trump, à l’initiative de ce « plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé », le considère comme un élément clé de sa stratégie pour arrêter les bombardements israéliens dans le territoire palestinien, qui durent depuis plus de deux ans.

Plusieurs dirigeants internationaux ont été invités à rejoindre ce conseil. Le président argentin, Javier Milei, a d’ores et déjà exprimé son « honneur » d’y siéger. Le dirigeant canadien, Mark Carney, aurait également l’intention d’y participer. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a reçu l’invitation, tandis que son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, « étudie la question » selon son chef de la diplomatie. Ces figures politiques rejoindraient le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, déjà connu pour son rôle de médiateur au Moyen-Orient.

Le Jihad islamique palestinien a accueilli cette annonce avec scepticisme, estimant que les membres du conseil avaient été choisis pour servir les intérêts d’Israël. Le groupe a déclaré avoir été « surpris par la composition du prétendu “conseil de paix” », jugeant que les noms annoncés servaient les intérêts de « l’occupation ». Il a également souligné que cela révélait des « intentions négatives préméditées » concernant la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025 dans la bande de Gaza. La situation reste donc complexe, avec des réactions contrastées face à cette initiative de paix internationale.