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Gabriel Attal a lancé sa soirée « Nouvelle République » avec une IA co-animatrice, une initiative perçue comme un test pour ses ambitions présidentielles de 2027.

Gabriel Attal a organisé mardi à Paris une soirée intitulée « Nouvelle République », présentée comme un forum pour « faire émerger » des idées. Cependant, cette initiative est perçue par certains comme une stratégie pour masquer ses ambitions en vue de l’élection présidentielle de 2027. L’événement, qui a duré cinq heures, comprenait des débats co-animés par une intelligence artificielle, une innovation qui a surpris certains participants comme Alain Finkielkraut.

Lors de cette « Nuit de la Nouvelle République » à l’auditorium du Palais Brongniart, l’ancien Premier ministre a mis en avant son désir de « changement de modèle », malgré les critiques concernant sa prise de distance vis-à-vis d’Emmanuel Macron. L’utilisation de l’intelligence artificielle pour co-animer et résumer les discussions a suscité des réactions, Finkielkraut s’interrogeant avec humour sur les « pensées » de l’IA après son éloge du conservatisme et de l’initiative privée.

L’événement a réuni diverses personnalités, dont Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des supermarchés E.Leclerc. Malgré l’objectif affiché de générer des propositions pour le pays, la soirée est largement interprétée comme une plateforme pour Gabriel Attal d’affirmer son leadership et de se positionner pour les échéances futures. Les observateurs politiques estiment que cette démarche vise à construire une image d’homme d’État capable de diriger la France, tout en testant de nouvelles méthodes de communication politique.

Les commentaires du public en ligne reflètent un certain scepticisme, certains internautes dénonçant un « show médiatique » et remettant en question la sincérité des ambitions de Gabriel Attal. D’autres ont critiqué ce qu’ils perçoivent comme un manque de fond derrière la forme, ou une tentative de reproduire le succès d’Emmanuel Macron en 2017. La stratégie de Gabriel Attal reste donc sous étroite surveillance, alors que la course à la présidentielle de 2027 commence déjà à se dessiner.