
La situation au Moyen-Orient connaît une escalade alarmante ce samedi, alors qu’Israël a lancé une « vague de frappes de grande ampleur » sur Téhéran en réponse à une attaque de missiles menée depuis l’Iran. L’armée israélienne a précisé cibler des installations gouvernementales dans la capitale iranienne. Dans le même temps, le Hezbollah a revendiqué des affrontements directs avec des soldats israéliens dans l’est du Liban, marquant une dangereuse extension du conflit régional.
Les forces armées iraniennes ont déclaré, par l’intermédiaire de l’agence de presse officielle IRNA, avoir visé « des bases américaines et les territoires occupés [Israël] avec une vague massive d’attaques de drones ». Parmi les cibles mentionnées figurent la base d’Al Minhad aux Émirats arabes unis, une base au Koweït, ainsi qu’une « installation stratégique » en Israël. Le porte-parole des Gardiens de la révolution iraniens, Ali Mohammad Naini, a averti les États-Unis concernant le détroit stratégique d’Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé.
Des explosions ont été signalées ce samedi matin au-dessus de l’aéroport de Dubaï, aux Émirats arabes unis, où un témoin a décrit une forte explosion suivie d’un nuage de fumée. Le gouvernement de Dubaï a confirmé un « incident mineur résultant de la chute de débris après une interception », sans faire de blessés. L’aéroport international Mehrabad de Téhéran a également été touché par des frappes, avec un épais panache de fumée et des flammes s’échappant de l’infrastructure, selon des images de l’Agence France-Presse.
L’Arabie saoudite, elle aussi ciblée par des drones et missiles iraniens, a appelé l’Iran à la « sagesse » et à éviter « toute erreur d’appréciation », selon le ministre de la Défense Khaled Ben Salman. Le bilan des frappes israéliennes au Liban depuis le début de la semaine s’élève à 217 morts et 798 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Les États-Unis ont, quant à eux, approuvé la vente de 12 000 bombes de 470 kg à Israël, d’une valeur de 151,8 millions de dollars, afin de « renforcer sa défense nationale ».






