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Les États-Unis ont mené des frappes à grande échelle contre l'État islamique en Syrie, en représailles à une attaque meurtrière. La Jordanie, le Royaume-Uni et la France ont aussi participé.

Les États-Unis ont annoncé, samedi 10 janvier, avoir mené des frappes à grande échelle contre le groupe djihadiste État islamique (EI) en Syrie. Cette opération a été menée en collaboration avec des forces partenaires et visait plusieurs cibles de l’EI à travers le pays. Ces frappes interviennent en réponse à une attaque perpétrée en décembre dans la région de Palmyre, au cours de laquelle deux militaires et un traducteur américains ont été tués.

Le Commandement central des États-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom) a clairement affirmé son message : « Si vous vous en prenez à nos combattants, nous vous trouverons et nous vous tuerons où que vous soyez dans le monde, quels que soient vos efforts pour échapper à la justice ». La Jordanie a également confirmé sa participation à ces frappes, menées dans le cadre de la coalition internationale anti-djihadiste, visant à neutraliser les capacités terroristes de Daech.

Ce n’est pas la première fois que les États-Unis ciblent l’EI depuis l’attaque du 13 décembre. Washington avait déjà frappé des « bastions » du groupe djihadiste fin décembre, avec le soutien de la Jordanie, en réponse à cette attaque attribuée à un membre de l’EI.

En outre, le Royaume-Uni et la France, membres de l’opération « Inherent Resolve » (la coalition internationale coordonnée par les États-Unis), avaient mené conjointement des frappes aériennes le 4 janvier en Syrie. Ces frappes visaient des positions de l’EI, notamment une installation au nord de Palmyre, suspectée de stocker des armes et des explosifs, dans le but d’empêcher une résurgence de Daech.

Malgré sa défaite territoriale en 2019, les combattants de l’EI restent actifs dans le vaste désert syrien, menant des attaques de manière épisodique. La question de la présence militaire américaine en Syrie reste un sujet de débat, particulièrement avec le retour de Donald Trump, traditionnellement sceptique quant à l’engagement de troupes à l’étranger. Le Pentagone avait d’ailleurs annoncé en avril une réduction de moitié des effectifs américains en Syrie.