
En 2017, le club de football de Fontenay-aux-Roses, l’Association sportive fontenaisienne (ASF), avait fait face à une situation préoccupante : l’emprise exercée par des entraîneurs proches de la mosquée salafiste voisine. Cette problématique, qui avait conduit à la fermeture partielle du club, semble malheureusement ressurgir quelques années plus tard. Des profils jugés radicaux auraient fait leur retour, prenant le contrôle d’un club laissé à la merci du communautarisme religieux.
Le ministère de l’Intérieur, dans un rapport récent sur les Frères musulmans et l’islamisme politique en France, a identifié 127 associations sportives entretenant une relation avec une mouvance séparatiste. Parmi elles, des dirigeants ou entraîneurs adopteraient une attitude prosélyte, valorisant l’identité arabo-musulmane et instaurant des pratiques religieuses au sein même des stades ou des vestiaires. Selon diverses sources, la section football de l’ASF ferait partie de ce décompte alarmant.
Marc Soukup, ancien président du club de 2015 à 2017, témoigne de cette dérive passée. Il se souvient que « les islamistes avaient fait main basse sur la section foot, ils ne supportaient pas que des gens différents d’eux ou éloignés de leur quartier soient aux affaires à leur place ». À l’époque, des prières musulmanes étaient monnaie courante, pratiquées ouvertement sur le stade et dans les vestiaires. Face à cette situation, et à la demande du maire Laurent Vastel, deux entraîneurs identifiés comme les « leaders » de ce phénomène, Ramzy E. et Bertrand N., également fonctionnaires municipaux, avaient été écartés. Le club avait ensuite décidé de fermer ses équipes adultes pour se concentrer sur les jeunes de 6 à 12 ans, dans le but « d’assainir le club ». La même année, la préfecture des Hauts-de-Seine avait fermé la mosquée voisine, fréquentée par des entraîneurs du club, pour « apologie du terrorisme » en raison de prêches qualifiant les djihadistes de « musulmans qui ont la foi ».
Cette situation soulève des questions importantes sur la laïcité et l’intégration au sein des associations sportives. La résurgence de ces problèmes à Fontenay-aux-Roses met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontées les autorités pour préserver les principes républicains face à certaines formes de communautarisme religieux.








