
Tandis que l’Assemblée nationale débattait des derniers amendements sur la proposition de loi visant à créer un droit à l’aide à mourir, un rassemblement non déclaré a eu lieu devant le Palais-Bourbon, à Paris, mardi soir. Cet événement a mené à l’interpellation de 38 personnes, opposées à la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie.
Vers 20h, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés, affichant une banderole provocatrice : «Il y a des ordres injustes qui cachent les pires désordres». Les forces de l’ordre sont intervenues après avoir constaté que la manifestation n’avait fait l’objet d’aucune déclaration préalable. Malgré les sommations, restées sans effet, deux individus se présentant comme les «veilleurs» de la manifestation ont été interpellés pour organisation de manifestation non déclarée. Les 36 autres participants encore présents ont été arrêtés pour participation à un attroupement. Seuls les deux organisateurs présumés ont été placés en garde à vue, les autres ayant été libérés en attente d’éventuelles convocations. Cinq députés se sont par ailleurs rendus dans les locaux de police pour s’informer de la situation.
Cette séquence s’inscrit dans un contexte de vifs débats autour de la réforme sociétale majeure qu’est la loi sur la fin de vie. Le texte, déjà adopté en première lecture par l’Assemblée nationale en mai 2025 mais rejeté par le Sénat en janvier 2026, est âprement discuté, notamment concernant ses modalités d’application et ses cinq conditions cumulatives d’accès à l’aide à mourir. Le vote final sur l’ensemble du texte, initialement prévu mardi, a été repoussé à mercredi pour permettre l’examen de quelque 2000 amendements, certains changements pouvant faire basculer le vote de plusieurs élus.






