
Un impôt, la « contribution différentielle applicable à certains contribuables titulaires de très hauts revenus » (CDHR), qui devait remplir significativement les caisses de l’État en 2025 tout en renforçant la justice fiscale, s’avère être un véritable fiasco. Le ministère de l’Économie et des Finances a reconnu que cet impôt rapportera finalement près de cinq fois moins que les estimations initiales. Ce constat éloquent souligne la capacité des contribuables les plus aisés à contourner les réglementations fiscales, même celles spécifiquement conçues pour eux.
La CDHR a été introduite dans le budget 2025, adopté en février 2025 par le gouvernement de François Bayrou, après avoir été imaginée par le gouvernement de Michel Barnier. Conçue par Bercy sous la pression de la gauche pour « taxer les riches » et trouver de nouvelles sources de revenus afin de réduire le déficit, cette mesure cible spécifiquement les très hauts revenus.
Sont concernés les contribuables dont le revenu fiscal de référence (RFR) dépasse 250 000 euros pour une personne seule et 500 000 euros pour un couple sans enfant. L’objectif de la CDHR est d’assurer un taux minimal d’imposition de 20 % sur les revenus déclarés de ces particuliers, indépendamment des niches fiscales dont ils pourraient bénéficier. Si ce seuil n’est pas atteint, la CDHR comble la différence pour garantir un taux d’imposition effectif d’au moins 20 %.
Les foyers fiscaux concernés doivent verser un acompte de 95 % du montant estimé de la contribution entre le 1er et le 15 décembre 2025. La déclaration et le paiement de cet acompte s’effectuent en ligne via l’espace particulier sur impots.gouv.fr. Un simulateur est d’ailleurs disponible sur le site du service public pour aider les contribuables à estimer leur contribution.








