electric-car-exports-china
Les exportations de voitures électriques chinoises ont doublé en un an, avec une augmentation de 100% en mars. Des marques comme BYD bousculent le marché mondial.

Les exportations de voitures électriques chinoises ont connu une croissance fulgurante, augmentant de 100% en mars sur un an, selon les données publiées par une fédération professionnelle ce jeudi 9 avril. Cette progression marque une popularité croissante des modèles chinois sur les marchés mondiaux, y compris en Occident. Des constructeurs comme BYD, Leapmotor, Nio et XPENG, parfois établis il y a seulement quelques années, proposent désormais leurs véhicules innovants et souvent plus abordables à l’international, bouleversant ainsi le paysage automobile mondial.

La Fédération chinoise des constructeurs de voitures individuelles (CPCA) a rapporté que 183 000 voitures entièrement électriques ont été exportées depuis la Chine le mois dernier, représentant une hausse impressionnante de 100,1% sur un an. Le segment des hybrides rechargeables (PHEV) a enregistré une croissance encore plus spectaculaire, avec 154 000 véhicules exportés en mars, soit un bond de 199,7% par rapport à l’année précédente.

Cui Dongshu, secrétaire général de la CPCA, a expliqué lors d’une conférence en ligne que « la hausse des prix du pétrole rend les voitures hybrides rechargeables chinoises considérablement plus populaires à l’échelle mondiale ». Il a souligné les excellentes performances des constructeurs chinois sur les marchés du Sud global, notamment en Asie du Sud-Est et en Amérique centrale et du Sud, où cette croissance a été un moteur majeur des exportations. La demande intérieure relativement faible en Chine encourage également les entreprises à se tourner vers les marchés étrangers.

BYD incarne parfaitement cette poussée chinoise dans les véhicules électriques, ayant dépassé Tesla pour devenir le premier constructeur mondial sur ce créneau. Cependant, les véhicules électriques fabriqués en Chine font face à des surtaxes dans plusieurs économies, telles que les États-Unis et l’Union européenne, ce qui pourrait potentiellement freiner leur expansion future.