
Selon Guillaume Tabard, l’avenir présidentiel d’Édouard Philippe est intrinsèquement lié à son succès électoral au Havre. Sa réélection à la mairie est perçue comme la condition sine qua non pour maintenir ses ambitions de succéder à Emmanuel Macron. Les municipales se profilent ainsi comme une étape cruciale pour l’ancien Premier ministre.
Alors que des sondages récents ont soulevé des incertitudes quant à sa candidature, Édouard Philippe a clarifié sa position. Il a affirmé sa détermination à être candidat « quoi qu’il arrive » et « jusqu’au bout », refusant toute soumission à une primaire. Cette déclaration, faite sur LCI en début de semaine, souligne son engagement ferme.
Cependant, cette candidature est soumise à une condition majeure : sa réélection en tant que maire du Havre. « Si j’échoue à convaincre les Havrais, je ne serai pas dans une bonne position pour convaincre les Français », a-t-il concédé. Cette affirmation n’est pas qu’une simple précaution oratoire ; elle met en lumière un atout distinctif d’Édouard Philippe : sa légitimité locale.
Il est l’un des rares candidats potentiels à l’élection présidentielle à être un maire en exercice, à l’exception notable de François Bayrou à Pau. Cette position lui confère une expérience concrète de la gestion locale, souvent valorisée par les électeurs. Ce courage de se confronter directement au suffrage universel local est un argument de poids, le distinguant d’autres figures politiques nationales.







