
Le président américain Donald Trump a riposté avec force ce vendredi, annonçant la signature d’un décret imposant une nouvelle **taxe douanière mondiale de 10 %**. Cette décision intervient après que la Cour Suprême des États-Unis a infligé un revers majeur à sa politique commerciale agressive, jugeant illégale une grande partie de ses droits de douane précédents. Le président a annoncé sur son réseau Truth Social avoir signé, depuis le Bureau Ovale, ce nouveau droit de douane qui prendra effet « presque immédiatement ».
Cette nouvelle mesure s’appuie sur la section 122 du Trade Act de 1974, une loi qui autorise le président à imposer des surtaxes temporaires à l’importation, jusqu’à 15 %, pour une durée maximale de 150 jours, afin de faire face à des déficits « importants et graves » de la balance des paiements. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a d’ailleurs affirmé que ce plan tarifaire alternatif, combiné à un éventuel renforcement des droits de douane au titre des sections 232 et 301, aboutirait à des recettes douanières pratiquement inchangées en 2026.
La décision de la Cour Suprême a été un coup dur pour Donald Trump, qui a fustigé les juges, les qualifiant de « honte pour la nation » et les accusant d’être influencés par des « intérêts étrangers ». Il a cependant affirmé que cette décision le rendait en fait « plus puissant » en matière de réglementation du commerce et de droits de douane. Le vice-président J. D. Vance a également dénoncé la décision comme étant « illégale », arguant qu’elle rendait plus difficile la protection des industries américaines.
Les marchés financiers ont réagi avec une certaine retenue, la Bourse de New York ayant terminé en légère hausse, accueillant favorablement l’annulation des précédents droits de douane. Le Mexique, dont plus de 80 % des exportations sont destinées aux États-Unis, a déclaré vouloir analyser l’impact de cette nouvelle taxe mondiale. Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a souligné que les droits de douane « étaient pour le moins sujets à débat » et que le déficit commercial américain, toujours important, montrait qu’ils n’étaient « peut-être pas la recette magique qu’on espérait ».
Concernant les accords commerciaux existants, Donald Trump a précisé que « la plupart » des accords négociés depuis le printemps dernier restaient valables, à l’exception de certains qui seront remplacés par les nouvelles mesures. Il a notamment confirmé que l’accord avec l’Inde, qui implique des droits de douane réduits pour les produits indiens, restait en vigueur.






