
La Cour suprême des États-Unis a infligé un revers à Donald Trump en invalidant une part significative des droits de douane imposés par son administration. Cette décision, bien que saluée par les détracteurs du président, pourrait ne pas entraîner de changements majeurs sur le front du protectionnisme. Six des neuf juges ont jugé inconstitutionnelles certaines de ces taxes douanières, souvent mises en œuvre de manière désordonnée au cours de la dernière année.
Cette invalidation signifie que Donald Trump ne peut plus imposer unilatéralement des droits de douane sans un contrôle du Congrès, que ce soit en amont ou en aval. Le président conserve le pouvoir d’établir des taxes douanières, mais celles-ci devront désormais s’appuyer sur des bases légales solides, incluant des garde-fous et des limites claires en termes de durée et de proportion. Malgré cette restriction, le spectre du protectionnisme persiste, et l’administration Trump pourrait chercher d’autres voies pour poursuivre sa politique commerciale.
Le soulagement initial des pays partenaires des États-Unis pourrait être de courte durée. En effet, même si cette décision met un frein à l’arbitraire présidentiel, elle ne garantit pas une fin à la surenchère protectionniste. Les experts estiment que cette situation engendre plus de perdants que de gagnants, car les remboursements aux consommateurs pourraient prendre des années, et la politique globale de Trump reste orientée vers des mesures protectionnistes.
En dépit de cette humiliation judiciaire, l’entourage loyal de Donald Trump suggère que sa détermination à suivre cette voie ne sera pas ébranlée. Le véritable changement, s’il doit avoir lieu, pourrait dépendre des élections de novembre.






