
Le dispositif Jeanbrun, officiellement nommé « Relance Logement », est une nouvelle aide fiscale conçue pour l’investissement locatif, en vigueur depuis février 2026. Il vise à stimuler la construction de logements neufs et la rénovation de l’ancien, tout en offrant aux investisseurs un levier puissant pour alléger leur fiscalité sur les revenus locatifs. Contrairement aux anciens mécanismes de réduction d’impôt comme le Pinel, le Jeanbrun repose sur un système d’amortissement déductible des revenus fonciers.
Le principe est simple : l’investisseur peut déduire chaque année une fraction du prix de son bien (l’amortissement), réduisant ainsi l’impôt sur les loyers perçus. Cet amortissement peut atteindre jusqu’à 80 % de la valeur du logement, hors terrain. Les taux d’amortissement varient entre 3 % et 5,5 % annuels, selon le niveau de loyer pratiqué (intermédiaire, social ou très social) et le type d’investissement (neuf ou ancien). Plus le loyer est modéré, plus l’avantage fiscal est important.
Un des atouts majeurs du dispositif Jeanbrun est la possibilité de générer un déficit foncier. Si l’amortissement et les autres charges (intérêts d’emprunt, travaux) sont supérieurs aux loyers, ce déficit peut être imputé sur les revenus globaux de l’investisseur, dans la limite de 10 700 € par an, allégeant davantage la fiscalité globale. Dans certains cas de rénovation énergétique, ce plafond peut être porté à 21 400 €.
Le dispositif s’applique aux logements situés dans des immeubles collectifs, partout en France, sans zonage géographique. Il concerne les logements neufs ou les logements anciens nécessitant des travaux représentant au moins 30 % du prix d’acquisition. Ces travaux doivent souvent viser à améliorer la performance énergétique du bien. L’engagement de location doit être de 9 ans minimum, avec le respect de plafonds de loyers et de ressources des locataires.
Pour maximiser les bénéfices du dispositif, il est souvent recommandé d’opter pour la version « intermédiaire » du Jeanbrun. Le rendement net d’un investissement peut ainsi flirter, voire dépasser, les 4 % dans le neuf. Cependant, ce dispositif est complexe et nécessite une analyse rigoureuse pour éviter les pièges et optimiser son rendement locatif net.






