
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a assuré ce lundi que la situation concernant la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins était « sous contrôle ». Elle s’est rendue à Toulouse afin de défendre sa gestion de cette crise sanitaire qui suscite la colère d’une partie du monde agricole et de la classe politique. Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a exprimé sa compréhension envers l’« angoisse » et la « colère » des éleveurs, tout en soulignant la nécessité de protéger l’ensemble des 125 000 élevages du pays et les 2 millions de vaches.
Annie Genevard a rappelé que la stratégie de lutte contre cette maladie « redoutable » repose sur trois piliers : le dépeuplement (abattage), la vaccination et la restriction des mouvements. Elle a insisté sur l’efficacité de cette méthode, citant l’exemple de la Savoie où l’abattage a permis d’endiguer la maladie. La ministre a annoncé qu’un « cordon sanitaire renforcé » avait été mis en place en Occitanie, avec une campagne de vaccination ciblant entre 600 000 et 1 million de bovins. Face aux critiques, elle a affirmé que « le dialogue est ouvert » avec la profession sur la question de l’abattage.
Le Rassemblement national, par la voix de Laurent Jacobelli, a fustigé la « méthode sévère » du gouvernement, dénonçant un « sentiment d’acharnement » vécu par les agriculteurs. De son côté, le porte-parole de la FNSEA a défendu l’abattage systématique, insistant sur la nécessité d’agir vite pour stopper la maladie, comme cela a été prouvé en Savoie et à l’étranger. Pendant ce temps, l’autoroute A64 reste bloquée par des agriculteurs en colère entre Toulouse et Bayonne. La France a également semé le trouble concernant l’accord UE-Mercosur, réclamant un report du vote des États européens, estimant que les exigences pour protéger les agriculteurs français n’ont pas été remplies.






