
Face à un blocus américain renforcé, Cuba se voit contrainte d’adopter une stratégie d’autosuffisance, rappelant la période difficile vécue après l’effondrement de l’URSS. L’île communiste, privée de pétrole, se prépare à une vie en autarcie, ce qui a des répercussions immédiates sur le quotidien des Cubains. La capitale, La Havane, tourne au ralenti, et les emblématiques « maquinas », ces vieilles voitures américaines transformées en taxis collectifs, se raréfient dans les rues.
La situation énergétique est critique. Alors que certains conducteurs de maquinas disposent encore de réserves d’essence, le gasoil, essentiel pour une grande partie des véhicules et de l’économie, est presque introuvable. Cette pénurie impacte directement les transports et l’approvisionnement, menaçant de paralyser davantage les activités sur l’île. Les habitants sont confrontés à des défis croissants pour se déplacer et accéder aux produits de première nécessité, exacerbant les tensions et l’incertitude.
Dans ce contexte tendu, la population cubaine se tourne vers divers recours. Certains, comme les adeptes de la santeria, cherchent à conjurer le mauvais sort par des rituels et des prières, espérant une amélioration de la situation. D’autres, plus pragmatiques, expriment leur scepticisme quant à l’efficacité de ces pratiques face à un problème aussi concret que le manque de ressources. Le blocus exercé par l’US Navy sur les livraisons de pétrole est une mesure qui met l’économie cubaine à rude épreuve, la forçant à repenser son modèle et à trouver des solutions internes pour assurer sa survie.
Ce revirement vers l’autosuffisance implique des ajustements majeurs dans tous les secteurs, de l’agriculture à l’industrie, en passant par l’énergie. Cuba doit innover et optimiser ses ressources locales pour compenser le manque d’importations, un défi colossal qui marquera sans doute l’avenir proche de l’île.






