
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a annoncé, ce vendredi 30 janvier, une augmentation de 0,9 % du produit intérieur brut (PIB) français pour l’année 2025. Cette estimation initiale fait suite à une croissance de 0,2 % observée au quatrième trimestre. Le PIB avait connu un ralentissement en fin d’année, après une croissance plus robuste de 0,5 % au troisième trimestre 2025. Cette performance annuelle est en ligne avec les prévisions, après des croissances de 1,1 % en 2024 et 1,6 % en 2023.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, avait déjà exprimé son optimisme le 23 janvier, saluant des « résultats économiques encourageants » et anticipant une croissance annuelle « plus proche de 0,9 % que du 0,7 % attendu ».
La consommation des ménages a montré des signes de faiblesse en décembre 2025, avec une nouvelle baisse de 0,6 % en volume des dépenses en biens, notamment due à un recul des biens fabriqués. Cependant, sur l’ensemble du quatrième trimestre 2025, la consommation des ménages en biens s’est accélérée de 0,4 %, comparativement à 0,1 % au troisième trimestre, grâce à une augmentation des biens fabriqués et une stabilité de la consommation alimentaire, malgré un léger ralentissement de la consommation d’énergie.
Fin 2025, l’économie française a été principalement soutenue par les entreprises, qui ont continué d’investir, de recruter, de produire et d’exporter, tandis que la consommation des ménages restait modérée. Leur taux d’épargne a presque atteint 19 % de leur revenu disponible. Pour début 2026, l’Insee prévoit une croissance de 0,3 % pour chacun des deux premiers trimestres. L’incertitude budgétaire devrait être levée avec l’adoption probable du projet de loi de finances.
Toutefois, malgré cette croissance correcte, le problème des finances publiques demeure préoccupant. Le gouvernement, qui visait un déficit de 4,7 % du PIB, a dû accepter des compromis, notamment avec le Parti socialiste, portant le déficit à 5 % après 5,4 % en 2025. L’agence Moody’s anticipe un déficit persistant à 5,2 % cette année. Carine Camby, présidente par intérim de la Cour des comptes, a souligné l’« urgence d’agir » pour réduire le déficit public, le plus élevé de la zone euro, maîtriser les dépenses et stabiliser la dette publique, la troisième de la zone.






