korea-trash-bags
La Corée du Sud fait face à un rationnement des sacs-poubelle après une ruée des consommateurs, inquiets des conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole. Le gouvernement assure qu'il n'y a pas de pénurie réelle.

En Corée du Sud, une ruée inattendue sur les sacs-poubelle a contraint plusieurs supermarchés à instaurer des mesures de rationnement. Cette situation est alimentée par les inquiétudes des habitants concernant les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur la disponibilité du pétrole, un composant essentiel de ces sacs en plastique. Bien que le gouvernement sud-coréen assure qu’il n’y a aucun risque de pénurie, la panique des consommateurs a entraîné des hausses de ventes spectaculaires.

Fin mars, la mairie de Séoul a rapporté que les ventes quotidiennes de sacs-poubelle avaient été multipliées par cinq. Des enseignes majeures ont également enregistré des augmentations impressionnantes : +214% chez 7-Eleven, +252,4% chez CU, et +266,5% chez Emart par rapport à l’année précédente, selon le Korea Joonang Daily.

Cette situation s’explique en partie par le système unique de gestion des déchets en Corée du Sud. Seuls les sacs approuvés par les autorités peuvent être utilisés pour les ordures ménagères, sous peine d’amende. La taxe de collecte est intégrée au prix du sac, rendant ces produits indispensables. Le ministre de l’Énergie, Kim Sung-whan, a toutefois affirmé le 30 mars qu’il n’y avait « aucun lieu de s’inquiéter de l’approvisionnement », garantissant une capacité suffisante à partir de matières premières recyclées et des stocks pour « plus d’un an ». La mairie de Séoul, de son côté, a sécurisé un stock équivalent à quatre mois de consommation, attribuant les ruptures en magasin à un comportement d’achat panique plutôt qu’à une pénurie réelle.