
Arlette Delvinquière, aide à domicile en milieu rural dans le Boulonnais, a rapidement anticipé les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur son quotidien. Elle redoutait, à juste titre, une nouvelle hausse du prix de l’essence dès l’annonce du début de la guerre en Iran. Pour cette professionnelle qui parcourt environ 100 kilomètres par jour pour ses missions auprès de personnes âgées (toilette, ménage, repas), cette augmentation est une charge conséquente. Elle déplore le fait que son indemnité de déplacement, bien qu’existante, ne s’ajuste malheureusement pas à la fluctuation des prix du carburant. Payée au SMIC et travaillant à temps partiel malgré elle, cette quinquagénaire est directement impactée par la situation économique.
Deux semaines après le début du conflit impliquant l’Iran, le prix du sans-plomb 95 ou 98 frôle les 2 euros le litre dans les stations-service françaises, tandis que le gazole a déjà dépassé ce seuil. Cette flambée des prix représente une augmentation de plus de 10 % pour l’essence et de plus de 20 % pour le gazole. Une telle hausse n’est pas anodine pour les nombreux Français qui dépendent de leur voiture pour leurs déplacements quotidiens, et qui subissent de plein fouet les conséquences de ces tensions géopolitiques sur leur budget.
Le gouvernement français a indiqué que la hausse des prix de l’essence était « normale compte tenu de la hausse du prix du pétrole ». Des contrôles sont prévus pour s’assurer que les hausses de prix restent « raisonnables » par rapport au prix du baril de pétrole. La France, qui importe une partie de son pétrole des pays du Golfe, dispose néanmoins de stocks et d’importations diversifiées, ce qui devrait limiter les risques de pénurie à court terme. Cependant, l’incertitude demeure quant à la durée et l’intensité du conflit, ce qui pourrait influencer l’évolution future des prix.






