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Le conflit au Moyen-Orient devrait entraîner une légère baisse de la croissance française à 0,9% et une inflation atteignant 2% au printemps, selon l'Insee. La Banque de France, tout en écartant la récession, s'engage à stabiliser l'inflation à 2% et mise sur une résolution rapide du conflit pour un retour à la normale des prix des hydrocarbures.

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a alerté le mardi 24 mars sur les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur l’économie française. Il prévoit une légère baisse de la croissance, estimée à 0,9 % à la fin du premier semestre 2026, et un regain d’inflation qui pourrait atteindre 2 % au printemps.

Dans ce contexte d’incertitude, la Banque de France a présenté ses propres projections macroéconomiques le mercredi suivant, en élaborant trois scénarios possibles. Malgré ces prévisions, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a affirmé dans un entretien aux Échos que « dans aucun scénario, nous ne prévoyons de récession pour la France ». Il a également réitéré l’engagement de l’institution à stabiliser l’inflation à 2 % à moyen terme, offrant ainsi une perspective rassurante aux entreprises et aux ménages.

Le « scénario de base » de la Banque de France, considéré comme le moins pénalisant pour l’économie, repose sur l’hypothèse d’une résolution relativement rapide du conflit. Dans cette optique, la hausse des prix des hydrocarbures serait temporaire. Le prix du baril de pétrole, qui s’établirait à environ 92 dollars au deuxième trimestre 2026, retomberait aux alentours de 70 dollars vers le milieu de l’année 2027. De même, le prix du gaz, de 51 euros le mégawattheure (MWh) au deuxième trimestre 2026, diminuerait pour atteindre 24 euros fin 2028.

Toutefois, il est important de noter que les analystes des marchés ont révisé leurs prévisions de prix du pétrole à la hausse pour 2026 en raison de la persistance du conflit. Certains évoquent même un scénario extrême où le baril pourrait atteindre 180 dollars si les perturbations persistent au-delà d’avril 2026. Quant au gaz, bien que la tendance à long terme soit plus favorable grâce à l’expansion du GNL, le marché actuel reste fébrile en raison des conditions géopolitiques.