
À Bogota, des milliers de partisans du président colombien Gustavo Petro ont défilé pour défendre la souveraineté nationale et protester contre « l’impérialisme américain ». Cette mobilisation intervient après des tensions ravivées par des déclarations de Donald Trump, qui avait précédemment menacé Petro d’un sort similaire à celui de Nicolas Maduro. La manifestation, organisée au cœur de la capitale, visait à affirmer la démocratie et l’indépendance de la Colombie face aux pressions extérieures.
Paradoxalement, alors que la foule scandait des slogans antiaméricains et anticapitalistes sur la place Bolívar, Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth son intention de rencontrer Gustavo Petro à Washington. Selon Trump, le président colombien l’aurait appelé pour discuter de la situation de la drogue et d’autres désaccords. Cette annonce surprend, étant donné que Gustavo Petro est privé de visa américain depuis septembre et que lui et sa famille figureraient également sur la liste Clinton.
La situation met en lumière les relations complexes entre la Colombie et les États-Unis. D’un côté, une partie de la population exprime un fort ressentiment envers l’ingérence américaine, perçue comme un frein au développement et à l’autonomie du pays. De l’autre, des discussions diplomatiques semblent se poursuivre au plus haut niveau, malgré les divergences affichées. Les enjeux sont multiples, allant de la lutte contre le trafic de drogue aux questions de politique intérieure colombienne et à la place du pays sur la scène internationale.
Cette séquence diplomatique et populaire souligne la volatilité des relations internationales et la capacité des dirigeants à naviguer entre les pressions internes et externes. La rencontre envisagée entre Petro et Trump pourrait marquer un tournant ou, au contraire, accentuer les fractures existantes. La question de la souveraineté colombienne, particulièrement mise en avant par cette mobilisation, reste au cœur des débats politiques nationaux et internationaux.







