
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, est attendue de pied ferme ce lundi en Occitanie par des agriculteurs en colère. Ces derniers promettent une mobilisation d’ampleur si son déplacement ne vise qu’à justifier les actions gouvernementales face à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Ce déplacement est-il suffisant pour apaiser les tensions croissantes dans le secteur agricole ?
Annie Genevard doit rencontrer en fin de journée les représentants des syndicats agricoles et les présidents des chambres d’agriculture de la région à la préfecture de Toulouse. L’Occitanie, une grande région agricole, est particulièrement touchée par la DNC bovine. La gestion qualifiée de « technocratique » par l’État de cette maladie, non transmissible à l’homme mais aux vaches par des insectes comme les mouches et les taons, est perçue comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les agriculteurs dénoncent déjà une multiplication des normes et des contraintes, souvent en décalage avec la réalité de leur métier.
Dans ce climat tendu, la ministre tentera de faire preuve d’empathie en échangeant « sur le terrain avec des éleveurs » avant la réunion officielle. Cependant, l’efficacité de cette démarche est remise en question par certains, qui estiment que la simple empathie ne suffira pas. Des voix s’élèvent pour proposer des solutions concrètes, telles que la vaccination, l’abattage des bêtes malades et la quarantaine pour les troupeaux affectés.
Les agriculteurs appellent le ministère à écouter davantage les « femmes et hommes de bon sens » du monde paysan, soulignant le « désastre » que la déconnexion entre les politiques et les réalités du terrain engendre dans tout le pays. La pression est forte sur Annie Genevard pour apporter des réponses concrètes et apaiser une colère qui menace de s’amplifier.






