
L’annonce de frappes américaines sur Caracas et la capture de Nicolás Maduro marque un tournant historique inouï. Cette escalade, longtemps sous-estimée, réaffirme la doctrine Monroe et l’impérialisme américain en Amérique latine. Jean-Louis Martin, chercheur associé à l’IFRI, analyse les implications de cette intervention audacieuse.
Donald Trump avait initialement justifié ses actions, des attaques verbales aux frappes ciblées sur des navires, par la nécessité de lutter contre le trafic de stupéfiants, accusant le Venezuela d’être un acteur majeur de ce trafic. L’intervention militaire terrestre, si elle est confirmée, représente cependant un dépassement significatif de ces justifications initiales.
Cette opération, si elle s’avère vraie, va bien au-delà des sanctions économiques et des pressions diplomatiques exercées jusqu’à présent. Elle pose des questions fondamentales sur la souveraineté des nations et les limites de l’interventionnisme américain sur le continent. La communauté internationale observe avec attention les répercussions de cet événement sur la stabilité régionale et les relations géopolitiques mondiales.







