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Face à la hausse des prix des carburants due aux tensions au Moyen-Orient, le gouvernement français envisage de réactiver le chômage partiel pour soutenir les entreprises en difficulté. Une enveloppe de 70 millions d'euros est prévue pour les secteurs impactés.

Face à la hausse des prix des carburants, conséquence directe des tensions géopolitiques liées à l’offensive américano-israélienne en Iran, le gouvernement français réagit. Après une série de mesures sectorielles annoncées vendredi, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a évoqué la possibilité de réactiver le dispositif de chômage partiel. Cette annonce intervient dans un contexte où la flambée des prix du pétrole impacte fortement l’économie, notamment les secteurs dépendants du transport.

Invité sur Franceinfo ce lundi 30 mars, Jean-Pierre Farandou a affirmé être « prêt à mettre en place des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises qui ont une baisse d’activité ». L’ancien PDG de la SNCF a précisé que ce dispositif, déjà massivement utilisé lors de la crise du Covid-19, pourra désormais concerner « toutes les entreprises qui font face à une baisse d’activité brutale liée directement à la crise » du Moyen-Orient. Bien que le ministère estime que « assez peu » d’entreprises soient actuellement concernées, l’éligibilité sera étudiée au cas par cas.

Pour bénéficier de cette aide, les entreprises devront démontrer un lien direct entre leur baisse d’activité et le conflit en cours. Les secteurs du fret, de la logistique, et les commerces impactés par la fermeture du détroit d’Ormuz ou les perturbations aériennes, ainsi que les sociétés subissant des ruptures d’approvisionnement en matières premières, sont particulièrement ciblés. Le cabinet du ministre assure que les entreprises les plus exposées par les répercussions de ce conflit seront traitées et accompagnées en priorité. Une enveloppe d’environ 70 millions d’euros est prévue pour financer ces mesures de chômage partiel.

Cette initiative s’ajoute à un plan d’aide de près de 70 millions d’euros, présenté le 27 mars, destiné aux secteurs les plus touchés par la flambée des carburants, tels que la pêche, l’agriculture et les transports. Toutefois, le coût de cette crise ne se limite pas aux carburants, car la situation au Moyen-Orient provoque également une remontée spectaculaire des taux d’intérêt, alourdissant le poids de la dette publique.