
Le nouveau gouvernement chilien, mené par le président d’extrême droite José Antonio Kast, a annoncé la suspension de 43 décrets relatifs à la protection de l’environnement. Ces mesures, précédemment signées par son prédécesseur de gauche Gabriel Boric, étaient destinées à renforcer la législation environnementale du pays. L’annonce, faite par le ministère de l’Environnement, intervient peu après l’entrée en fonction de M. Kast, marquant un changement notable dans la politique écologique du Chili.
Parmi les textes concernés, certains visaient à réguler les émissions des centrales thermiques, un enjeu crucial pour la transition énergétique du pays. D’autres décrets prévoyaient la création de plusieurs parcs nationaux, essentiels à la préservation de la biodiversité chilienne. La protection de la grenouille de Darwin, un amphibien endémique menacé d’extinction, figurait également parmi les initiatives suspendues, soulignant l’ampleur des réformes environnementales gelées.
Le président Kast a justifié cette décision en déclarant : « Nous voulons élaborer la meilleure politique publique possible en matière de plein emploi, tout en respectant toujours l’environnement. » Cette orientation met en lumière la volonté du nouveau gouvernement de prioriser la croissance économique et l’emploi, tout en affirmant un engagement pour l’environnement. Les décrets, signés entre 2023 et 2026, étaient en attente d’examen par la Cour des comptes.
Le ministère de l’Environnement a précisé que cette suspension est « une pratique habituelle au début d’une nouvelle administration », visant à « s’assurer » que ces instruments « répondent aux normes techniques et réglementaires en vigueur ». Cependant, la décision suscite des inquiétudes parmi les défenseurs de l’environnement qui craignent un recul des politiques de protection. M. Kast a réitéré son engagement envers l’environnement tout en insistant sur la nécessité de croissance et d’emploi pour les citoyens.






