
Un cessez-le-feu temporaire de deux semaines a été instauré entre les États-Unis et l’Iran, une décision saluée internationalement mais dont la pérennité reste incertaine. En échange de l’interruption des frappes américaines, Téhéran a accepté la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique crucial pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Les premières traversées de navires ont déjà eu lieu, marquant un signe de désescalade notable.
Cette trêve, obtenue grâce à la médiation du Pakistan, est perçue comme un «premier pas vers la désescalade» par le Qatar, tandis que le Kremlin la juge «très importante». Cependant, JD Vance, vice-président américain, la qualifie de «fragile», et la presse étrangère, bien que soulagée, demeure sceptique quant à l’issue des négociations. L’Irak, l’Arabie saoudite, Oman et l’Union européenne ont tous exprimé leur espoir que cet accord mène à une paix durable et une désescalade globale.
Cependant, des tensions persistent. Israël a clairement indiqué que le cessez-le-feu «n’inclut pas le Liban», où les opérations militaires contre le Hezbollah, allié de Téhéran, se poursuivent. L’armée israélienne a même émis un ordre d’évacuation pour des quartiers de Tyr, dans le sud du Liban, anticipant des frappes. Cette divergence d’interprétation complique les efforts pour une paix régionale complète, malgré les appels d’Emmanuel Macron à inclure «pleinement» le Liban dans la trêve.
Sur le plan économique, l’annonce du cessez-le-feu a eu un impact immédiat. Les prix du pétrole ont chuté de manière significative, et les cours du gaz européen ont également reculé. Cette baisse devrait se traduire par une diminution des prix des carburants à la pompe, selon l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Les bourses asiatiques et les compagnies aériennes européennes ont réagi favorablement, témoignant de l’optimisme des marchés face à cette désescalade, même si l’économiste Philippe Chalmin évoque déjà la possibilité d’un système de péage pour le détroit d’Ormuz.








