
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a récemment engagé la responsabilité de son gouvernement sur le budget 2026, utilisant l’article 49.3 de la Constitution. Une décision prise face à un « texte qui n’est plus votable », selon ses dires, et visant les groupes politiques incapables de s’accorder sur une copie budgétaire commune. Cette manœuvre, la première de Lecornu depuis sa nomination à Matignon, met en lumière les profondes divisions au sein de l’Assemblée nationale.
L’enjeu est de taille : le volet « recettes » du budget 2026 ne sera définitivement adopté que si les motions de censure, déposées par La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement National (RN), ne sont pas votées vendredi. Un processus qui se répétera ensuite pour le volet « dépenses » et l’ensemble du projet de loi de finances. Cette stratégie expose le gouvernement à la possibilité d’être renversé, bien que cela reste peu probable compte tenu de la configuration politique actuelle.
Au-delà de l’opposition, Lecornu doit également faire face à une grognede son propre camp. Les concessions faites à la gauche pour tenter de rallier des voix ont mécontenté une partie de sa majorité, qui peine à saluer son action. Cette situation complexe fragilise la position du Premier ministre et du gouvernement, accentuant les tensions à l’approche des débats cruciaux sur le budget.
Les commentaires des citoyens reflètent un certain désenchantement face à la classe politique, perçue comme divisée et préoccupée par des intérêts partisans plutôt que par l’intérêt national. Des inquiétudes sont exprimées concernant le déficit budgétaire, qui pourrait dépasser les 5%, et ses conséquences sur la position de la France en Europe. La période pré-électorale, avec un budget 2027 à venir, promet d’être également riche en démagogie.






