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Les usines françaises de Brandt ferment définitivement leurs portes après la validation de l'offre de reprise de Cafom. La décision entraîne la suppression de 280 emplois et la perte d'un savoir-faire industriel.

La nouvelle est tombée, les usines françaises du groupe Brandt, spécialisées dans la fabrication de tables de cuisson, micro-ondes et fours, ne rouvriront pas leurs portes. Cette décision, qualifiée de « gâchis » par Jorge Carranho, représentant CFE-CGC et ancien responsable qualité à l’usine de Vendôme, marque la perte d’un « vrai savoir-faire industriel » français. Ce sont au total près de 280 emplois qui sont supprimés sur les sites de production de Saint-Jean-de-la-Ruelle et Vendôme.

Le tribunal des activités économiques de Nanterre a validé, le vendredi 13 mars, l’offre de reprise du groupe Cafom (Centrale d’achat française pour l’outre-mer) pour un montant de 18,6 millions d’euros. Cafom, déjà distributeur d’équipement de la maison dans les outre-mer et franchisé d’enseignes comme But ou Darty, reprend les marques emblématiques de Brandt : Brandt, De Dietrich, Vedette et Sauter. L’accord inclut également l’ensemble des brevets, noms de domaines, autres actifs incorporels, ainsi que les stocks et les pièces détachées.

Cette décision judiciaire met un terme définitif à l’activité des deux sites de production de Brandt en France : celui de Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d’Orléans, et celui de Vendôme. Le groupe, propriété depuis 2014 du conglomérat algérien Cevital, avait été placé en redressement judiciaire le 1er octobre 2025, avant que le tribunal ne prononce sa liquidation le 11 décembre de la même année. C’est une page de l’industrie française de l’électroménager qui se tourne, laissant derrière elle une inquiétude palpable quant à l’avenir des employés et la disparition d’une expertise reconnue.