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Les Bourses européennes plongent, Paris en tête, face à la flambée historique du pétrole à près de 120 dollars le baril. Le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz ravivent les craintes, poussant le G7 à envisager le recours aux réserves stratégiques.

Les principales places boursières européennes ont débuté la semaine en forte baisse, le lundi 9 mars 2026, avec des reculs significatifs à Paris (-2,29%), Francfort (-2,50%) et Londres (-1,26%). Cette chute des marchés est directement liée à la nouvelle flambée des prix du pétrole, qui ont atteint brièvement les 120 dollars le baril, marquant une hausse historique. Le conflit persistant au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz sont les principaux facteurs de cette envolée.

Le cours du WTI a bondi d’environ 15% sur la séance, frôlant les 120 dollars, et a gagné près de 60% depuis le début de l’offensive. Le Brent a également dépassé les 119 dollars. Cette situation, qualifiée d’« ébullition sans précédent », est due à la guerre en Iran qui menace la stabilité du détroit d’Ormuz, un point de passage crucial pour 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).

Le détroit d’Ormuz est presque paralysé, avec seulement neuf navires commerciaux ayant traversé le bras de mer depuis le 6 mars 2026, contre un rythme habituel de 138 par jour. Plusieurs pays de la région, comme les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak, ont réduit leur production, tandis que des attaques ont visé des sites pétroliers en Arabie saoudite et à Bahreïn.

Face à cette crise énergétique, les ministres des Finances du G7, sous présidence française, envisagent un recours coordonné à leurs réserves stratégiques de pétrole. Le président français Emmanuel Macron a d’ailleurs indiqué que l’utilisation de ces réserves était « une option envisagée » pour atténuer la flambée des prix. Une réunion des ministres de l’Énergie du G7 est prévue afin de discuter de ces mesures techniques.