
Suite à la riposte iranienne, de « nombreuses » bases militaires américaines au Moyen-Orient sont devenues « quasiment inhabitables », selon des révélations du New York Times. Cette situation a contraint une partie des 40 000 militaires américains déployés dans la région à être relogée d’urgence dans des hôtels ou des bureaux. Les infrastructures ciblées incluent des sites clés comme le port de Shuaiba, la base aérienne Ali Al Salem et le camp Buehring au Koweït, la base aérienne Al-Udeid au Qatar, le quartier général de la cinquième flotte au Bahreïn, ainsi que la base prince Sultan en Arabie saoudite.
Bien que le Pentagone affirme que ces déplacements vers des « sites alternatifs » n’entravent pas la poursuite des opérations contre l’Iran, cet événement soulève des questions importantes sur le degré de préparation de l’administration Trump en amont des frappes. Le quotidien américain souligne que, malgré l’amoncellement de moyens militaires dans le Golfe Persique, les personnels non essentiels et les ressortissants n’avaient pas été évacués préalablement de la région. Ce manque de prévoyance est d’autant plus préoccupant que l’Iran dispose de missiles balistiques difficiles à intercepter et de drones Shahed, capables de saturer les défenses aériennes.
Les dommages importants causés aux infrastructures américaines remettent en question la stratégie habituelle de Washington, qui consiste à installer ses militaires à proximité des lignes adverses en comptant sur sa supériorité aérienne. Un autre indice d’un manque de planification, selon le New York Times, est le déploiement en urgence d’avions ravitailleurs américains comme les KC-135, sans entraînement préalable. Cette situation rappelle l’aphorisme du général Dwight D. Eisenhower : « Les plans sont inutiles, mais la planification est tout », suggérant une lacune dans la préparation de l’opération militaire en Iran par l’administration Trump.






